-- Journal de voyage --
MDXXVII - Printemps - Cité des Doges
Des hurlements... Des cris... Une bataille. J'ouvre les yeux. Durant un court moment, je ne distingue que des formes et le bruit qui m'environne est assourdissant. Retrouvant peu à peu mes esprits, je comprends que les cris ne sont autres que des cris de joies. Et lorsque ma vision revient, c'est avec émerveillement que je découvre une magnifique silhouette. La jeune demoiselle ne semble guère intéressée par ma personne. Son regard surveille les mouvements dans les rues adjacentes, comme si elle craignait que quelqu'un vienne. Malgré la pénombre qui nous enveloppe, je discerne le moindre détail de sa personne. Sa fine courbure est soutenue par une splendide robe avec bustier d'un rouge d'Andrinople. Des bombardes finement brodées protègent ses mains de mon regard. Sa chevelure d'un noir profond est maintenue en place par un chignon, toutefois une mèche de ses cheveux bouclés s'aventure vers son décolleté, parfum de tentation. Remontant le long de son cou, mon regard s'attarde sur son visage. Caressant ses contours, ma course est alors suspendue à l'approche d'un masque couleur ébène. Lui recouvrant la moitié gauche du visage, celui-ci s'orne de traits démoniaques esquissant un visage inhumain. Voilà qui tranche particulièrement à coté de sa peau laiteuse et de ses lèvres écarlates. Que fait une dame de cette envergure dans cette sombre ruelle ? Mon regard croise le sien et je me noie dans ses yeux vert mordoré...
Je reprends conscience dans les bras d'une fille de petite vertu. Son sang parcourt ma gorge, l'idée même me répugne mais je ne trouve pas la force de m'affranchir. Le nectar est si doux. Du coin de l'oeil je vois ma belle inconnue drapée de rouge assouvir sa soif. Sa victime, une autre fille de joie, est aussi docile que celle que j'enlace. L'instant d'après, la belle a lâché sa proie et s'approche de moi. Elle me susurre à l'oreille de relâcher ma proie, mais je m'y refuse. Mais ce regard, son regard.
Je m'éveille à nouveau dans un décor inconnu, une chambre magnifique dans le pur style vénitien. Je dois me trouver dans une de ces demeures que je visite d'habitude de nuit lorsque les propriétaires sont assoupis.
MDXXVII - Printemps - Cité des Doges
Des hurlements... Des cris... Une bataille. J'ouvre les yeux. Durant un court moment, je ne distingue que des formes et le bruit qui m'environne est assourdissant. Retrouvant peu à peu mes esprits, je comprends que les cris ne sont autres que des cris de joies. Et lorsque ma vision revient, c'est avec émerveillement que je découvre une magnifique silhouette. La jeune demoiselle ne semble guère intéressée par ma personne. Son regard surveille les mouvements dans les rues adjacentes, comme si elle craignait que quelqu'un vienne. Malgré la pénombre qui nous enveloppe, je discerne le moindre détail de sa personne. Sa fine courbure est soutenue par une splendide robe avec bustier d'un rouge d'Andrinople. Des bombardes finement brodées protègent ses mains de mon regard. Sa chevelure d'un noir profond est maintenue en place par un chignon, toutefois une mèche de ses cheveux bouclés s'aventure vers son décolleté, parfum de tentation. Remontant le long de son cou, mon regard s'attarde sur son visage. Caressant ses contours, ma course est alors suspendue à l'approche d'un masque couleur ébène. Lui recouvrant la moitié gauche du visage, celui-ci s'orne de traits démoniaques esquissant un visage inhumain. Voilà qui tranche particulièrement à coté de sa peau laiteuse et de ses lèvres écarlates. Que fait une dame de cette envergure dans cette sombre ruelle ? Mon regard croise le sien et je me noie dans ses yeux vert mordoré...
Je reprends conscience dans les bras d'une fille de petite vertu. Son sang parcourt ma gorge, l'idée même me répugne mais je ne trouve pas la force de m'affranchir. Le nectar est si doux. Du coin de l'oeil je vois ma belle inconnue drapée de rouge assouvir sa soif. Sa victime, une autre fille de joie, est aussi docile que celle que j'enlace. L'instant d'après, la belle a lâché sa proie et s'approche de moi. Elle me susurre à l'oreille de relâcher ma proie, mais je m'y refuse. Mais ce regard, son regard.
Je m'éveille à nouveau dans un décor inconnu, une chambre magnifique dans le pur style vénitien. Je dois me trouver dans une de ces demeures que je visite d'habitude de nuit lorsque les propriétaires sont assoupis.
Commentaires
fabuleux!!!!!!!!!!!!!!
commentaire n° : 1
posté par :
ellest
(site web)
le: 15/05/2007 21:11:48
Merci
réponse de : Yank (site web)
le: 16/05/2007 08:45:56
j'adorre commment tu fait ton blog et je trippe sur le japon j'apran le japonai depui deux ans sayanala
commentaire n° : 2
posté par :
arkangekira
le: 18/03/2008 13:04:43
Dômo Arigatô ^^ Ravi qu'il te plaise.
réponse de : YanK (site web)
le: 18/03/2008 15:04:13
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